Nous avons présenté à 3 reprises une expérimentation de 20 minutes lors de La Faites de l’Image, organisée par les Vidéophages.

L’objectif était double:

  • Tester l’interaction avec le public par le biais des smartphones;
  • Aborder pour la première fois en public les sujets chauds dont nous souhaitons parler.

Interaction avec le public

Ceux qui avaient un smartphone pouvaient, en passant par un site web spécialement créé, envoyer des messages et des émoticônes qui étaient projetés à l’écran.

L'écran de connection:
L'interface d'envoi

 

Et on doit dire que ça marchait très bien !

Aperçu du résultat en pleine représentation

Ceux qui n’avait pas de smartphone connecté n’ont pas forcément été en reste et on franchit le pas, s’exprimant à haute voix. Tant mieux, car c’est une dimension que nous voulons travailler pour la suite.

Merci Éric, merci Frédéric, merci Arnaud pour vos contacts et apports techniques lors de la préparation du système.

Parler des sujets chauds

Nous avons pour la première fois abordé en public les sujets qui nous tiennent à cœur pour cette création. Nous avons interrogé notre place et notre responsabilité dans l’organisation sociale et économique du monde, nos sentiments face aux injustices et misères que cette organisation engendre.

Au gré de nos improvisations (puisque nous avions choisi pour cette fois d’improviser, afin d’avoir la liberté de dialoguer avec le public) nous avons invoqués sur la scène ou l’écran les victimes de la malnutrition, les drames des migrants, la mondialisation, l’exploitation des enfants, les méfaits de la pollution, les violences faites aux femmes, les violences faites aux animaux… entre autres.

Nous avons navigué entre sentiments de honte et joie du vivant, aussi parlé d’amour, de générosité, envisagés avec les présents des solutions drôles ou bancales, nous sommes défoulés en chantant ensemble la Marseillaise en bêlant.

Un moment parmi d'autres “Que faut-il faire ?”

La marseillaise “La Marseillaise en bêlant”

Les réactions ont été vives ! Le sujet ne laisse pas insensible, loin de là, et cela fait chaud au cœur. Aborder ce thème donne même l’impression d’appuyer sur une plaie à vif, les commentaires partent au quart de tour, tout le monde sait très vite de quoi on parle, pas besoin d’expliquer. Comme si on était un peuple malade, en souffrance en fait…

Les réactions étaient également très contrastées, que ce soit pendant les présentations ou lors des discussions qui les ont suivies. On a eu des messages « merci de nous rappeler l’essentiel », des « on réfléchit », des « on résiste », des « j’ai jeté mes nikes » et des « on doit pas l’oublier », des « casse la télé » et des « elle est ou la buvette ». On a eu des cris de « Non ! », « T’as pas le droit de dire ça ! ». On nous a fait part ensuite du sentiment d’avoir été pris en otage, confronté a des images qu’on ne voulait pas voir. On nous a dit « je me sens sale », « je me sens coupable ». On nous a au contraire expliqué que c’était très bien, qu’on rendait plus sensible la misère d’autrui, la rendait réelle, la dégageant de l’indifférence associé au chiffre, à la statistique, au flash d’info, et qu’on avait besoin de ça.

Bref je crois qu’on a tout eu, et notre proposition a été estimée indispensable comme malvenue. C’était une super expérience, très utile pour y voir plus clair et envisager la suite. Prochaine présentation en public en septembre, au théâtre des Mazades.

Merci aux Vidéophages pour la super organisation de la FDLI (vous l’avez fait, une fois de plus !), et spécial dédicace aux régisseurs du pôle écran C, Loth, Vincent, et toi dont j’ai oublié le prénom, pardon. Vous avez assurés !