Et si quelque chose de vraiment neuf était en train d’advenir ?

Et si, comme l’explique si bien (et entre autres) Michel Serres, nous vivions une vaste révolution culturelle et cognitive, comme il n’en est arrivé que peu dans l’histoire de l’humanité, fruit des technologies nouvelles ? Et si un des pans de cette révolution était le déplacement, l’évolution de la conscience politique individuelle ? Et si cette apparente prolifération de voix qui s’élèvent pour dénoncer une certaine marche du monde, un fonctionnement dont il semble que de plus en plus de personnes sont conscientes et ne veulent plus, n’était pas un phénomène passager ?

Dans ce cas un spectacle comme #MOUTONS serait le bienvenu. Bienvenu car il offrirait un moment de recul à ceux qui vivent cette mutation confusément, voire douloureusement. Bienvenu car il nous permettrait de contempler un instant, de l’extérieur, le spectacle de notre humanité en mutation, et donc de mieux nous comprendre nous-même. Certains ont même prétendu que ce serait précisément la fonction du théâtre, et que là se trouverait sa nécessité.